l'entreprise

 

 

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Les éléments comptables des entreprises constituent la matière première utilisée par tous, les banques, la bourse, et bien-sûr les entreprises elles-mêmes. Il est donc important d'avoir des notions essentielles dans ce domaine. Il ne s'agit pas d'entrer dans le détail de la comptabilité mais d'isoler et de comprendre parmi toutes les données comprables celles qui sont pertinentes.  

 

 

petits rappels sur le bilan ce qu'il faut regarder en priorité

solvabilité et rentabilité repérer le risque de faillite

les chiffres à suivre haut et bas de bilan

 

 

 

 

 

petits rappels sur le bilan 

 

Voici un bilan imagé: 

 

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Ce schéma montre la construction d'un bilan à partir des éléments de la vie de l'entreprise.

 

Dans l'entreprise, il y a d'abord ce qu'on voit: 

- les bâtiments, les machines de production, ordinateurs et machines proprement dites, regroupés sous l'intitulé  immobilisations

- les  stocks de produits prêts à être vendus 

 

Et il y a ce qu'on ne voit pas, ou du moins pas tout de suite:

- les factures de vente en cours, émises et pas encore réglées, appelées clients

- les factures d'achat en cours, reçues et non réglées, appelées fournisseurs

 

Il faut avoir à l'esprit que ces factures "bougent" sans arrêt. Certaines sont payées à leur échéance, d'autres apparaissent. Leur existence est due à une coutume mondiale, qui est que les entreprises entre elles se font crédit. On appelle ça les facilités de paiement. Les durées sont de 30, 60, 90 jours ou plus.

 

Il y a enfin le crédit, ou plutôt les crédits. On distingue les crédits courts, de moins d'un an, donc susceptibles de varier dans l'année et les autres.

Le crédit court , c'est surtout le découvert bancaire. Les emprunts souscrits pour financer des machines ou des bâtiments sont de plusieurs années.

 

Là aussi, il faut avoir à l'esprit que le découvert varie sans cesse, tous les jours, et dans des proportions considérables. Le banquier qui accorde ce découvert observe ces variations avec une attention extrême, car c'est là que l'on perçoit les difficultés à venir des entreprises. Un peu comme le pouls d'un malade. 

 

On se rappelle enfin que l'actif, c'est tout ce que l'entreprise possède. Les factures clients sont un actif qui a une certaine valeur. Le cash - liquide ou comptes bancaires  - est bien sûr dans cette catégorie.

 

De même, le passif, c'est tout ce que doit l'entreprise, maintenant ou plus tard. 

Le capital est dû aux actionnaires: c'est de l'argent apporté par eux, qu'ils peuvent retirer en tout ou partie.

 

 

 

 

 

solvabilité et rentabilité

La solvabilité exprime  la capacité de l'entreprise à résister à la faillite. Elle se mesure par l’analyse des fonds propres et de l’endettement. Rentabilité et solvabilité ne vont pas obligatoirement de pair. Une entreprise rentable, disposant d'un cash-flow positif et supérieur à la norme du secteur peut néanmoins présenter une grande fragilité du fait d'une structure financière déséquilibrée.

 

L’indice d’une structure financière déséquilibrée est la faiblesse des fonds propres par rapport au total du bilan et par rapport au découvert bancaire.

 

Les fonds propres sont constitués du versement initial des actionnaires, le capital, majoré (ou minoré) des bénéfices successifs non distribués (ou des pertes). C’est la partie située en haut et à droite du bilan, l’equity en anglais. Cet argent appartenant juridiquement aux actionnaires a servi à financer une partie des actifs de l'entreprise.

 

Le découvert bancaire est normal dans toute entreprise. Les situations de cash excédentaire ne doivent pas être la règle. Par définition l’entreprise obtient un meilleur rendement de ses fonds dans son activité plutôt que sur un compte bancaire, fut-il rémunéré. Elle n’a donc pas intérêt à conserver durablement des réserves de cash. En revanche un trop grand besoin de découvert provient d’une mauvaise gestion de ce que l’on appelle le bas de bilan.

 

Le risque de faillite

Avant de voir ce qui est à l’origine de ce besoin de découvert, voyons la conséquence d’une telle situation. Si le découvert est trop important, l’entreprise est à la merci du bon vouloir de la banque qui lui fait crédit. Il faut savoir que ce qui déclenche la faillite c'est l'incapacité de l'entreprise à honorer une créance qui lui est présentée. L'entreprise n'a pas assez d'argent en caisse ou de facilités pour payer un créancier : un fournisseur, l'échéance d'un gros crédit ou le fisc par exemple. Elle n'a plus les liquidités nécessaires. Un tel événement malheureux peut toucher une entreprise en bonne santé affectée par exemple par la défaillance d'un de ses clients.

 

Dans les faits, c'est la banque "maison" qui déclenche la faillite, car c'est elle qui tient les clés des liquidités. C'est elle qui peut décider de ne plus augmenter les facilités courantes de trésorerie. Le banquier qui accorde ces facilités voit fonctionner les comptes au jour le jour. Il est donc le premier informé des difficultés de l'entreprise. Il peut donc apprécier à quel moment la situation de l’entreprise est sans espoir, et refuser de continuer à lui faire crédit.

 

Il peut surtout prendre une telle décision pour des raisons de politique interne, même si l’entreprise se porte bien. La banque veut par exemple diminuer son exposition sur un secteur économique ou géographique donné. De telles décisions sont rares mais elles se produisent néanmoins.

La situation de trésorerie est donc  fondamentale pour comprendre si l'emprunteur est proche de ses limites. Pas question en effet de prêter à une entreprise qui a une trésorerie tendue malgré un bon cash-flow.

 

 

 

les chiffres à suivre dans les comptes des entreprises

Pour déterminer le situation de trésorerie de l'entreprise, il faut regarder deux éléments-clés, le Besoin en Fonds de Roulement et le Fond de Roulement.

 

 

a) Le Besoin en Fonds de Roulement  - le BFR - exprime le besoin de financement à court terme. Il est calculé de la manière suivante :

 Bde Bilan.jpg

 

 

( A )     BFR = ( Crédit Clients + Stocks ) - Crédit Fournisseurs

 

  

Comme on l'a vu, "Stocks"  désigne des biens en attente de la vente et «Clients», le crédit clients, c’est à dire les factures en attente de règlement. Clients et Stocks représentent des rentrées de cash futures, donc un manque de cash aujourd’hui. 

 

« Fournisseurs », le crédit fournisseur, pendant du précédent, représente en revanche les factures à payer dans un avenir plus ou moins lointain. 

 

La différence est le besoin en fonds de roulement, qui mesure le besoin global de financement. Pour que les choses soient équilibrées, il faut que cette différence soit financée. On peut comprendre en effet que l’entreprise a dû payer d’une manière ou d’une autre les ingrédients – matière et main d’oeuvre – qui ont permis de constituer les produits stockés et les produits vendus mais pas encore payés. Cet effort de sa part a été en partie compensé par le crédit accordé par les fournisseurs. Ce qui reste à financer, c'est donc la différence.

 

Schématiquement, le Besoin en Fonds de Roulement    est mesuré par l'écart (A) .

 

b) Le Fonds de Roulement FDR  est un concept de haut de bilan.

 

Haut de Bilan.jpg

 

L'expression "haut de bilan" provient de ce que par convention, les éléments du bilan les plus stables sont situés en haut des colonnes de l'actif et du passif. Le FDR représente la capacité de l'entreprise à financer une partie du Besoin en Fonds de Roulement par des ressources propres stables ou relativement stables.

 

C’est là que situe l'élément critique. Si l’entreprise n’a pas de ressources disponibles, autrement dit si le Fonds de Roulement est nul ou négatif, la totalité du Besoin en Fonds de Roulement doit être financée par une facilité de trésorerie bancaire. Comme on l’a vu plus haut, l'entreprise peut être alors en danger. En effet le Besoin en Fonds de Roulement présente des variations cycliques et le bilan peut ne pas avoir été établi au moment où il était le plus haut, précisément pour rassurer les créditeurs autres que la banque maison. Pire, si les ventes se développent fortement, au prix de conditions de paiement plus favorables, ce poste peut doubler. La banque "maison" suivra uniquement si elle trouve les garanties suffisantes.

 

Le Fonds de Roulement  se calcule ainsi :  

 

( B )      FDR   =   ( Fonds Propres  +  Dette supérieure à un an )   -  Immobilisations

 

La bonne gestion consiste à couvrir une partie du fonds de roulement avec les ressources "longues", c'est-à-dire de plus d'un an. Celles-ci sont constituées des fonds propres et des financements à long terme. L’entreprise dépend moins de son découvert bancaire et conserve une marge de manoeuvre en cas de difficultés, comme le défaut de paiement de l’un de ses clients.

 

Sur le plan pratique et opérationnel, l’analyse ci-dessus ne requiert que quelques dizaines de minutes, ... à condition que les grandes masses du bilan telles que présentées ici aient été préalablement reconstituées. Ce travail de préparation est essentiel car les comptes des entreprises petites ou grandes ne sont pas toujours d’une lecture aisée. Les éléments de flou sont nombreux, comme par exemple les situations d’enchevêtrement de participations dans les groupes présentant de nombreuses filiales.

 

 Voyons à présent la provenance d’un besoin de découvert trop important.

 

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Clairement l'accroissement des stocks et ou du crédit-client sont la cause la plus plausible de l'augmentation du BFR.

 

Ceci résulte par exemple de l'introduction d'un nouveau produit qui ne se vend pas bien. Les stocks d'invendus augmentent et en même temps on a allongé les délais de paiement des clients........ à suivre.

 

 

 

 

 

 

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maj 06/2015



02/06/2014