actualité

 

 

 

Quelques faits marquants de l'actualité financière 2016-2017

 

 

La BCE continue le quantitative easing
Le Brexit et le Frexit
Défendre l'€uro
Titrisation: le retour
La Grèce, toujours ...
Clichés sur la finance
 

 

 

la politique de la BCE

POINT DE VUE
paru dans Les Échos le 30 janvier 2017

 

Pour beaucoup d'économistes la politique « d'assouplissement quantitatif » de la BCE, conduite par son président Mario Draghi, n'a pas vraiment atteint les objectifs annoncés et pourrait poser de réels problèmes. Si l'euro s'est effectivement déprécié, les crédits à l'économie n'ont que faiblement augmenté et surtout les taux négatifs menacent les marges des banques. Il serait temps, disent-ils, que la BCE cesse « d'inonder les marchés », alors que la menace déflationniste semble conjurée.

On peut comprendre la perplexité des économistes face à des mesures dites non conventionnelles. L'exemple le plus frappant est celui des taux négatifs que la théorie peine à expliquer, alors qu'il s'agit tout simplement de pénalités imposées à certains dépôts des banques auprès de la banque centrale. Si l'on regarde les choses de près, il apparaît en fait que la politique de la BCE a eu et continue d'avoir des effets positifs majeurs pour les États comme pour les banques de la zone euro.

La BCE a annoncé récemment détenir 1000 milliards d'euros de dettes souveraines. C'est la moitié de la dette de la France, un montant certes réparti sur tous les pays de la zone euro mais loin d'être négligeable. Il faut bien voir ici l'effet protecteur en faveur des pays endettés. Ces derniers ont allégé leur dépense d'intérêts mais, plus important, ils ont réduit leur dépendance aux marchés. La BCE a réussi le tour de force de contourner le traité lui interdisant de financer les États. Et elle a bien l'intention de continuer.

Le rachat des obligations souveraines aux banques et sociétés d'assurance s'apparente à un coup subtil aux effets multiples. En opérant sur le marché dit secondaire, la BCE est dans le strict respect de ses contraintes juridiques. Elle a aussi permis et permet encore aux institutions financières de réaliser discrètement de substantiels bénéfices.

L'institution n'a rien dit sur le point crucial des conditions réelles de rachat des obligations. Des conditions forcément motivantes puisque les banques risquent la pénalité des taux négatifs sur les liquidités non utilisées. Un calcul actuariel simple montre qu'une obligation de dix ans au taux facial de 2 % rachetée au taux de 1 % entraîne une plus-value de 9 % dans les livres du vendeur, et le double, soit 18 %, si le taux de rachat est de 0,25 %. On peut aisément imaginer un mouvement cyclique, les banques utilisant le produit des ventes pour acheter de nouvelles obligations souveraines aussitôt revendues à la BCE.

Les plus-values réalisées expliquent les performances surprenantes des banques européennes.

Les banques se privent alors des revenus futurs des obligations vendues, mais les avantages immédiats sont considérables. Les plus-values réalisées expliquent les performances surprenantes des banques européennes - les françaises notamment - ces deux dernières années, et surtout l'amélioration globale de leurs fonds propres, alors que les taux négatifs sont censés peser sur leurs marges.

L'annonce récentdes diffivultés de la Deutsche Bank éclaire rétrospectivement l'acceptation tacite par les autorités allemandes d'une politique monétaire pourtant contraire à leur philosophie économique. On ne peut en cela que louer l'habileté peu commune du président de la BCE.

 

Alain Lemasson Fondateur du site INFOFI2000

 

 

 

 

 

 

 

 

le brexit 

 

POINT DE VUE
paru dans Les Échos le 25 août 2016

 

 

Les Britanniques affichent leur détermination à répondre activement aux défis posés par le Brexit. Il est déjà question outre-Manche de stratégies alternatives pour ­compenser la diminution inévitable des flux commerciaux avec l'Europe. Nul doute que ce pays, fort de son ouverture au monde et de ses capacités financières, saura trouver ailleurs de nouveaux débouchés. Mais nul doute aussi que la transition prendra du temps et que, dans l'intervalle, le niveau de vie des ­Britanniques sera appelé à diminuer.

 

La livre sterling, portée au fil des ans par les flux financiers attirés vers la City, a déjà perdu plus de dix pour cent. Le renchérissement du prix des biens importés est immédiat, tandis que l'effet d'une diminution des prix sur les volumes exportés ne se concrétisera que lentement. D'autant plus lentement que les produits exportés incorporent environ cinquante pour cent de produits importés, ce qui réduit de moitié l'effet de la dévaluation.

 

Les chapitres concernés de livres d'économie aujourd'hui oubliés nous rappellent les menaces de répétition des cycles dévaluation-inflation. Si les temps ont changé, on peut néanmoins comprendre que les dirigeants britanniques mettront toute leur énergie à conserver l'atout maître dans leur jeu que représente la City. C'est en préservant l'attractivité de cette dernière qu'une chute brutale de la livre pourra être évitée. L'épisode récent du franc suisse a montré l'intensité et la brutalité des attaques monétaires auxquelles la monnaie britannique elle-même ne saurait résister. Le gouvernement et les milieux financiers britanniques jouent contre la montre pour désamorcer les anticipations négatives.

 

Vue du côté français, la situation du post-Brexit constitue une répétition exceptionnelle de ce que pourrait produire un Frexit ou un « simple » retour au franc. Exceptionnelle car jamais auparavant un pays n'a vu se dérouler en temps réel le scénario anticipé de ce qui pourrait lui arriver « au cas où ».

 

Quels seraient dans cette hypothèse les atouts français pour éviter une attaque en règle de notre devise et la dégringolade du taux de change? Notre ­commerce extérieur est fortement déficitaire et, à la différence de la Grande-Bretagne, nous n'avons ni capacité pétrolière ni avantage comparatif décisif entraînant un flux de devises susceptible de compenser le déficit commercial. Notre pays n'a pas l'attractivité financière du coffre-fort suisse. Les accords inter-banques centrales permettraient de freiner la chute du franc, mais sans l'empêcher.

 

Faute d'éducation économique et financière, les Français ne perçoivent pas les implications d'une sortie de l'euro. C'est pourtant l'euro qui nous protège des attaques en règle que nous vaudrait la fragilité extrême de nos comptes extérieurs. Cet aspect des choses est hélas escamoté dans les discours maintes fois répétés de la souveraineté recouvrée, dont le retour au franc serait alors l'éclatant symbole ! Ce parti pris idéologique apparaît hélas aussi en filigrane de certaines tribunes « économiques » ! Les divergences de vues des économistes ne peuvent que créer la confusion dans les esprits.

 

Dans ce contexte, le discours de la raison a peu de chances de s'imposer dans l'opinion. Il ne faut pas non plus attendre des grands partis les initiatives pédagogiques que leurs divisions internes interdisent de développer. La solution est peut-être dans la montée au créneau de la société civile, à l'instar de ce qui se passe aux Etats-Unis, où des dirigeants d'entreprise exposent quasi quotidiennement et de manière factuelle les conséquences pour leur activité du programme du candidat républicain. Il faudrait pour cela que quelques grands médias français acceptent le risque d'affronter l'indifférence pour ne pas dire l'hostilité de l'opinion envers les problèmes des entreprises.

 

Alain Lemasson, ancien banquier, est président d'Infofi 2000

 

 

 

 

 

 
défendre l'€uro 

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Le débat au Royaume-Uni sur la question du brexit a montré à quel point les passions l’ont emporté sur la raison. Effet de contagion oblige, il parait inéluctable que s’enflamme tôt ou tard en France un débat tout aussi passionnel sur l’Europe et notamment sur la monnaie européenne.

 

L’euro est une notion difficile à saisir. Elément banal de la vie quotidienne d’un côté et entité abstraite de l'autre. Ce côté abstrait découle de la notion de confiance qui accompagne toute monnaie. Un élément subjectif, perçu différemment selon que l'on est dans ou en dehors de la zone concernée.

 

Aujourd'hui, les Européens utilisent l'euro comme ils utilisaient leur monnaie nationale, sans y penser vraiment. Ils n'ont pas conscience du progrès qu'il a représenté et du chaos qui suivrait sa disparition. La force de l'euro s'exprime dans son importance internationale. L'euro, deuxième monnaie de réserve au plan mondial, est devenu grâce à la Banque centrale européenne (BCE) le principal concurrent du dollar. Cette force s'exprime aussi à l'intérieur, dans son rôle protecteur dont la France a largement bénéficié.

 

Une monnaie rassurante

 

Pour s'en rendre compte, il est nécessaire de se souvenir de la période qui a précédé l’euro. L'instabilité chronique du franc était le résultat d'une inflation importante et du déficit du commerce extérieur. Ce déficit français, toujours présent, est aujourd’hui sans conséquence car largement dilué dans les excédents globaux de la zone euro.

 

L'inflation a disparu, mais le déséquilibre des comptes extérieurs s'est accentué, de sorte que le retour au franc signifierait le retour aux dévaluations sous la pression des marchés. On ne peut d’ailleurs plus vraiment parler de dévaluation puisque, faute de réserves en devises, la Banque de France ne pourrait pas annoncer une parité et s'y tenir, sauf à choisir d’emblée des chiffres « astronomiques, de l’ordre de vingt ou vingt-cinq pour cent de baisse initiale du franc.

 

A cela s’ajoute un élément critique, la conséquence d’une sortie de l’euro sur l’endettement. La baisse du franc entraînerait mécaniquement le renchérissement de la dette française publique et privée souscrite en dehors de France. Cette dette est sans commune mesure avec ce qu’il en était il y a une vingtaine d’années. D’emblée, son remboursement devrait être effectué en devises. Et tout nouvel endettement subirait une hausse vertigineuse des taux d’intérêt.

 

Un rapport de force en défaveur de la France

 

Un argument ferait à nouveau surface, celui du pouvoir légal de la France d’imposer la devise nationale dans le libellé de la dette publique. Comment croire une seconde que les créanciers actuels ou futurs de la France accepteraient une telle disposition, quand bien-même serait-elle fondée en droit français? Ils refuseraient tout net. Le rapport de force n’est tout simplement pas en notre faveur.

 

Il faut noter à cet égard que l’un des effets du quantitative est le transfert d’une partie de la dette française dans les livres de la BCE. Tout laisse penser que nos partenaires n’auraient pas plus d’indulgence que les marchés sur son remboursement, en cas de retour au franc.

 

Le pessimisme s’impose quant à l’issue d'un possible référendum sur l'euro . Le caractère technique et abstrait de la monnaie obscurcirait le débat, lequel se déplacerait sur un terrain politique et passionnel. Pour l’éviter, il serait nécessaire de commencer dès aujourd’hui un travail pédagogique. Sans malheureusement compter sur les responsables politiques pour le faire, en raison  des fractionnements internes sur la question. Ce travail pédagogique appartient à la société civile, laquelle doit en l’occurrence jeter toutes ses forces dans cette oeuvre … de salut public. 

 

voir la tribune sur le site des Échos

 

 

 

 

 

 

 

 
le retour de la titrisation

 

Avec le quantitative easing,  la titrisation s'introduit silencieusement dans le paysage financier européen, sous l'impulsion de la Banque Centrale Européenne. Prudemment aussi car le sujet est sensible du fait de sa connation "subprimes". 

 

Cette technique ancienne, née aux Etats-Unis, ne mérite pas l'excès d'indignité dont elle a été entourée, mais encore faut-il savoir pourquoi. C'est ce qui est expliqué ci-après.

 

Pourquoi ce retour de la titrisation ?  Pour dire les choses simplement, dans son état actuel, et avec les contraintes qui pèsent sur lui, le système bancaire ne suffit plus aux besoins de l'économie. La titrisation permet de compléter ce manque par appel au marché.

 

La titrisation des crédits bancaire permet d'atteindre deux objectifs:

 

- l'allègement des bilans des banques lesquelles du coup, peuvent prêter à nouveau

  à hauteur des crédits titrisés, et ainsi de suite

- une contribution accrue des marchés au financement de l'économie.

(La proportion marché/banque dans le financement de l'économie est de 60/40 aux États-Unis, ... et de 40/60 en Europe.)

 

Si vous découvrez ces sujets, n'hésitez pas à regarder le module titrisation par exemple: vous serez étonné de la simplicité de ce mécanisme, dont la compréhension ne demande aucune connaissance préalable. C'est en tout cas un préalable à la compréhension du quantitative easing.

 

 

 

 

la Grèce 

Le Premier Ministre grec a fait adopter début octobre 2015 les mesures d'austérité qui étaient la condition du nouveau programme d'aide. Il n'est pas inutile de se rappeler les raisons de la "dureté" des Européens à l'égard de la Grèce, et notamment de la part de l'Allemagne. Une Allemagne accusée par ailleurs de vouloir imposer l'austérité à tous ... 

 

1- Un regard dans les coulisses de la politique intérieure de notre voisin permet de relativiser le "nein" allemand. On comprend mieux les choses quand on sait que la problématique grecque ressemblait, toutes proportions gardées, à ce qui se passe régulièrement en Allemagne, dont la Constitution prévoit en effet un dispositif de "péréquation budgétaire". En clair, les Länder (Régions) excédentaires doivent compenser année après année les déficits des Länder qui n'équilibrent pas leur budget. Au grand dam des Länder riches, comme ... la Bavière, furieuse de devoir aider les Länder impécunieux: Bad Wurtemberg, Berlin, Basse Saxe.

Oui la Bavière, fief électoral de Mr Schäuble, Ministre des Finances. Le scénario se reproduit chaque année: débats houleux dans les Parlements régionaux, déclarations à l'emporte-pièce, puis tout rendre dans l'ordre après quelques semaines de discussions violentes. Mr Schaüble, européen convaincu et francophile devait tenir compte de cette sensibilité.

 

2- Cela dit, les Grecs ne pouvaient pas s'en sortir en revenant comme ça, en juillet dernier, la bouche en coeur, acceptant tout-à-coup ce qu'ils avaient refusé pendant six mois. Même si, on l'a bien compris, tout ce temps a été nécessaire pour éveiller l'opinion grecque aux réalités. Après tout le théâtre est né en Grèce. Et le théâtre est porteur de sens. 

 

3- Par ailleurs, tout prêteur connait un principe simple: les conditions du prêt doivent être remplies AVANT le versement de l'argent. Il en est sur ce point des États comme des particuliers. Et ce d'autant plus lorsque la confiance entre parties s'est érodée. Donc Athènes ne pouvait recevoir une nouvelle aide qu'après avoir mis dans la loi des mesures crédibles. A ce point des négociations, ils ne pouvaient qu'accepter. Ils, c'est-à-dire le Parlement a accepté. 

 

Au passage, un coup de chapeau politique au Premier Ministre grec qui a réussi l'exploit de créer une majorité droite-gauche dans son pays. On rêve d'un tel élan d'unité nationale ailleurs, ... en France, par exemple. Et un coup de chapeau encore plus large aux leaders européens qui sont finalement parvenus à s'entendre.

 

Il faut rester optimiste: derrière les déclarations bruyantes (et minoritaires) des anti-euros, anti-Europe et anti-Marchés: il y a un consensus profond et .... discret des peuples européens en faveur de l'Euro. Ce consensus s'exprime peu au niveau des grands partis, paralysés par des lignes de fractures internes. Les anti-Europe sont minoritaires au sein des grands partis, à droite comme à gauche, mais il n'empêche, les leaders sont obligés d'en tenir compte.  

Le problème grec était - il est encore - techniquement simple et politiquement complexe.

 

Sur le plan technique le problème était - est encore - celui de l’équilibre entre recettes et dépenses. Ce pays n’équilibre pas ses comptes car il ne collecte pas assez d’impôts et taxes pour payer ses fonctionnaires, les retraites, les aides sociales. Et si on regarde les choses de près, on ne voit pas comment il pourrait équilibrer ce budget sans une aide massive. Et des investissements colossaux pour créer des activités nouvelles susceptibles d'apporter des ressources fiscales supplémentaires. 

 

Imaginez un banquier contraint de prêter toujours plus à une entreprise qui perd de l’argent et n’a aucun moyen d’en gagner plus ! Impensable. Mais on n’est pas ici dans le conseil d’administration d’une banque, on est dans un projet politique et économique qui s’appelle l’Europe.

 

Sur le plan politique, les difficultés se situent à différents niveaux.

 

Le nombre des négociateurs d’abord. Il s’agit d’harmoniser les points de vue d’un grand nombre de parties prenantes : les 17 pays de l’euro (l’Allemagne et la France donnent l’impression de diriger le jeu, alors qu’ils ne le peuvent pas et se contentent de donner le la),  les autres pays européens, la BCE, le FMI, la Commission, le Parlement Européen. Cela fait du monde ! Et en plus il n’y a pas que des Européens. Le FMI, c’est 50% les Etats-Unis, donc les Etats-Unis commandent ! Le Gouvernement des Etats-Unis, comme tous les Gouvernements agit en fonction de ses intérêts.

 

La sensibilité des opinions publiques ensuite, et du côté européen, et du coté grec. L’opinion des européens se partage en parties à peu près égales entre ceux qui veulent se débarrasser d’un fardeau financier et ceux qui pensent qu’on ne peut pas laisser tomber ce pays, pour des raisons culturelles (la Grèce est mère de notre civilisation), géopolitiques (ce pays ne doit pas tomber dans la zone d’influence de la Russie ou de la Chine), ou de solidarité.

 

La division interne des  grands partis politiques européens sur la question. Gérer quotidiennement les divergences de vues des élus de sa propre majorité est aussi difficile sinon plus que gérer le combat "classique" avec ses adversaires politiques. Aucun pays d'Europe n'y échappe. Ces divergences internes ont toujours existé mais elles ne sont plus "cachées". Et in fine l'accord grec, si accord il y a devra être approuvé par la plupart des Parlements des pays de la zone euro..

 

La montée des populismes européens enfin. La sortie de la Grèce de l’euro aurait donné des arguments à ceux qui veulent conquérir le pouvoir par la critique de l’ordre établi, le rejet de l’étranger, l'abandon de l'euro et le repli sur soi. Mais les leaders populistes cachent soigneusement le hic: qui aurait prêté à la Grèce après sa faillite ? Qui subventionnerait les hausses de prix catastrophiques (essence, matières premières, et autres importations) créées par la dévaluation? La Chine? La Russie? Billevesées! Les marchés ? Peut-être, mais avec des taux d'intérêts colossaux et des garanties draconiennes.

 

L’inconnue, plus que l’attitude de la Grèce, qui était aux abois et ses dirigeants le savaient évidemment, c'était l’harmonisation des positions européennes, l’équilibre à trouver entre les différents parlements, y compris le Parlement Européen.

 

Aucun des dirigeants de grands pays européens ne souhaitait la sortie de la Grèce. Leur job était d’y parvenir sans dommage au plan de la politique intérieure et de la cohérence européenne. Ils ont réussi! .... 

 

Pour aller un peu plus loin dans cette problématique européenne,  cliquez sur l'onglet EUROBONDS dans la colonne de droite

 

 

 

 

les clichés sur la banque et la finance

"L'erreur est simple, la vérité est complexe."

 

Ci-après quelques-uns des thèmes discutés en fonction de l'actualité du moment. Pour tous ces sujets, et bien d'autres, INFOFI2000 propose un "lecture" des événements et renvoie aux modules pertinents du cours qui aident à leur compréhension.. 

 

 

LES MARCHÉS SONT DANS LE COURT TERME, LES ENTRE-PRISES DANS LE LONG TERME Exact, c'est même tout le génie du marché de transformer le temps long de l'entreprise en temps court pour l'investisseur. L'entreprise bénéficie de financements dans la durée, l'investisseur peut changer d'avis à tout moment et revendre ses actions/obligations. Quant à la "pression" des marchés pour des résultats immédiats, ce n'est qu'un élément parmi d'autres à gérer pour le management. en savoir plus

 

 

metsys-r.jpg LES BANQUES SAVENT QU' ELLES SERONT SAUVÉES PAR LES ÉTATS QUOI QU'IL ARRIVE Il y a eu tout de même environ 500 faillites de banques ces deux dernières années, aux États-Unis et en Europe. Ce qui est vrai est qu'à partir d'une certaine taille, l'État doit intervenir. C'est le "too big to fail". Mais dans ce cas, les actionnaires perdent tout. il est donc faux de penser que les banques sont encouragées au laxisme.

 

 

bk1.jpg LES BANQUES SONT FRILEUSES ET  NE PRÊTENT PAS ASSEZ AUX ENTREPRISES  Il ne faut pas confondre frilosité et prudence. Les banquiers comme les hommes d'affaires n'aiment pas les mauvaises affaires. Mais il y a un autre élément, incontournable celui-là, la régulation. En clair une banque ne peut pas prêter plus de 12 fois ses fonds propres.  Pour prêter plus, une banque doit donc augmenter ses fonds propres, ce qui veut dire, faire des bénéfices.

 

 

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LE LBO TUE L'ESPRIT D'ENTREPRISE CAR LES BANQUES SE PAIENT SUR LA BÊTE 

C'est tout le contraire ! Le LBO permet à un entrepreneur qui a des moyens financiers limités de reprendre une entreprise pour la développer. La banque qui apporte le complément de crédit prend le risque de tout perdre si l'affaire tourne mal. Le remboursement progressif du crédit se fait par prélèvement sur les éventuels bénéfices. On est dans l'éthique du risque, loin du "moralement incorrect" suggéré ici.

 

 

bulle.jpg LA TITRISATION A CRÉÉ L'OPACITÉ QUI EST À L'ORIGINE DE LA CRISE DES SUBPRIMES Faux, mais difficile à expliquer en quelques lignes. Si c'était vrai, comment expliquer que la BCE vient de l'introduire en Europe! Pour ne pas trop effrayer l' "opinion", elle n'utilise pas le mot de titrisation, mais un acronyme, les ABS, c'est à dire les "titres qui résultent de la titrisation". Le sujet est expliqué simplement dans l'onglet 'titrisation' en colonne de droite. en savoir plus

 

 

euro 01.jpg L' €URO EST RES-PONSABLE DE LA STAGNATION EN EUROPE, DONC IL FAUT EN SORTIR L'euro, c'est l'Europe, qui n'est pas aimée de tous. Pas étonnant donc que la monnaie symbole soit malmenée ici et là. Ce qui est vrai est que l' € a joué un rôle de coussin amortisseur et nous a protégés des cycles dévaluation-inflation catastrophiques des trente dernières années. Sans compter la fluidité du commerce intra-européen. Sur ces deux points, on a oublié ce qu'il en était avant l'euro.

 

 

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UN €URO  QUI VA SUR LES MARCHÉS  EST UN EURO PERDU  POUR L' ÉCONOMIE Au contraire, un euro qui va sur les marchés abouti dans la caisse d'une entreprise qui cherche à investir. Il faut savoir que les banques ne peuvent pas satisfaire tous les besoins des entreprises. Pour cette raison, les marchés sont indispensables à l'économie.

 

 

 

 

 

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MAJ



15/06/2015