1er Cours

   

 

 

 

  @ défilante.jpg

bank of America.jpg Ce qui suit est un extrait du premier cours, consacré aux banques et au système bancaire. Si vous n'aviez aucune idée de ce qu'est une banque, songez que vous allez franchir un pas important dans la compréhension de cette institution. Un deuxième extrait est proposé, une introduction au bilan. Un exercice facile, en fait, qui permet de constater la force insoupçonnée de cet outil comptable. 

 

 

comment.jpg

 

 

 @   @2b.jpg

  



 

(cliquer sur les carrés rouges)

1-ÉCONOMIE, BANQUE ET FINANCE

Les trois pouvoirs: Banques Centrales, Etats, Marchés

2-COUP D'OEIL SUR LES MARCHES FINANCIERS

Qui sont-ils, à quoi servent-ils?

@2.jpg

3-DANS LES COULISSES DES BANQUES

Circuits monétaires, banque centrale

4-LE BILAN FACILE

Suivre la création d'une start-up

5-ACTUALITE:  FRAGILITE  BANCAIRE

Des exemples de banques en difficultés 

@2.jpg

DEVINER L'ACTIVITÉ D'UNE ENTREPRISE  

... à travers son bilan  (exercice))

SYNTHESE - ÉVALUATION

 

 

 

EXTRAIT DU 1er COURS:    3 - DANS  LES  COULISSES  DES  BANQUES 

     

RÉSUMÉ 

Les banques remplissent trois fonctions de base nécessaires à l'économie: les transferts d'argent, les dépôts et le crédit. Le marché interbancaire permet chaque jour aux banques excédentaires de prêter à celles qui sont en déficit de liquidités. En amont des banques, la banque centrale (ici la BCE, Banque Centrale Européenne) veille à l'alimentation correcte du circuit monétaire et régule le volume des crédits distribués par les banques. La banque centrale joue donc un rôle financier et un rôle économique. L'importance du marché interbancaire et de son bon fonctionnement illustre deux points importants: la fragilité du système bancaire et la solidarité forcée des banques entre elles.

 

    

comment ça marche

Il faut se représenter le système bancaire comme un ensemble de tuyauteries invisibles reliant entre eux tous les acteurs de l'économie.

 

Grâce aux banques, l'argent se déplace dans les circuits sous forme électronique et se concrétise à certains endroits en billets. 

 

Dans ce système il y a des points d'entrée  et des points de sortie.

 

Les distributeurs de billets installés par centaines dans le paysage urbain sont des points de sortie d'argent, tout comme les fontaines d'autrefois étaient des points de sortie d'eau.     

  

Pour reprendre l’analogie avec la distribution d’eau, les banques remplissent une double fonction de réservoir et de pompe. Elles stockent et font circuler l’argent nécessaire à l’économie.

 

L'argent tourne. Comme nous pouvons le constater, chaque utilisation de carte de crédit entraîne tôt ou tard la  diminution de notre réserve bancaire. Notre réserve disponible est inscrite dans un compte, lequel est alimenté par un flux d'argent d'origine diverse, le plus souvent un salaire.

 

 

b1.jpg

 


Globalement, la banque gère l’ensemble des réserves de ses clients. Loin d’être constante, cette masse d'argent fluctue considérablement d’un jour à l’autre, en fonction des besoins des détenteurs de comptes, besoin de paiements ou besoins de stockage.

 

  

les banques se prêtent entre elles chaque jour  

Dans l'exemple ci-dessus, il y a les flux prévisibles - les salaires sont par exemple payés à date fixe - mais il faut se représenter aussi tous les flux imprévisibles.

 

Ces flux imprévisibles correspondent aux retraits soudains des particuliers ou des entreprises, à la réception des acomptes sur commandes pour une entreprise, aux rappels d’impôt à payer, à l'utilisation des crédits, etc…

 

Les banques font  face chaque jour à l'imprévisibilité des opérations des clients.

 

Elles n’ont donc jamais exactement en caisse l’argent disponible correspondant à leurs besoins (billets ou surtout argent électronique). A contrario, elles n’ont jamais l’emploi immédiat des sommes que ceux-ci déposent.

 

En fin de journée, au moment de faire ses comptes pourrait-on dire, chaque banque se retrouve donc soit avec un excès d’argent disponible, soit au contraire avec un manque.

 

   

b2.jpg

 

C’est ici qu’intervient un élément capital, invisible, mais indispensable au bon fonctionnement du monde bancaire.

 

La complémentarité des besoins d’une banque à l’autre a en effet donné naissance à un système de solidarité et de facilités mutuelles. C’est le marché interbancaire, appelé aussi marché monétaire, dont il est un compartiment .

 

 

b3.jpg


 

Concrètement, les banques se prêtent entre elles chaque jour (en fin de journée) des sommes considérables.

 

Ces prêts sont presque essentiellement des prêts d'une durée de 24 heures. Le J/J dans le jargon des banques. Les taux et les montants sont fixés d'un commun accord par un simple coup de fil. 

 

Ces échanges ne sont pas improvisés et font au contraire l’objet d'une surveillance rigoureuse de la part de la banque centrale, comme on le verra ci-après.  

 

LIBOR peut-être avez-vous déjà entendu ou lu cette expression, dont la traduction est London Inter Bank Offered Rate. En clair: Taux Interbancaire Offert à Londres. Il est fixé chaque jour en calculant la moyenne des taux offerts à une certaine heure par certaines grandes banques (rappelez-vous il y a eu un petit problème judiciaire à ce sujet en 2013...). Le LIBOR pour l'euro s'appelle EURIBOR. On parle aussi de l'EONIA (Euro Over-Night Index Average). La différence? L'EONIA est le taux pour une journée (du jour au lendemain), tandis que l'EURIBOR concerne des durées plus longues. Ce qu'il faut retenir est que ces taux n'ont rien de mathématique ou de réglementaire. Ils sont simplement constatés et servent de référence dans le monde économique

 

  

Une banque peut être emprunteuse un jour et prêteuse le lendemain, ce qu’illustrent les schémas ci-dessus.

 

m1.jpg

 

Grâce au marché interbancaire, les banques qui ont des besoins importants savent qu'elles peuvent compter sur d'autres banques pour les couvrir. Il en est de même de celles qui ont des excédents, et qui sont assurées que cet argent disponible ne "dormira" pas, mais au contraire leur rapportera des intérêts.

 

 

CRISE : imaginez une seconde que pour une raison ou une autre, le marché interbancaire soit bloqué. Des banques parfaitement saines feraient faillite faute de ressources immédiates. Le mécanisme toucherait par ricochet un grand nombre de banques en bonne santé. 

Impossible ? Pas du tout, nous avons frôlé cette situation en 2008, dans le contexte des subprimes. Et plus proche de nous, c'est le cas de certaines banques du Sud de l'Europe auxquelles les autres banques refusent de prêter car leur santé inquiète. Cette situation est à l'origine de certaines mesures prises par la BCE depuis 2014 et qui se poursuivent en 2015 (voir le suivi de l'actualité dans la colonne de droite).

 

illustration 

 

Voici un  exemple  concret de ce qui a été exposé. Il s'agit du bilan d'une grande banque française, montrant l'usage qu'a fait cette banque du marché interbancaire à un moment précis (fin décembre 2013).

 

 

 

   

 
à quoi sert la banque centrale

Le système décrit est idéal en ce qu’il suppose que les excédents d’une partie des banques couvrent exactement les besoins des autres.

 

La réalité est un peu différente. Et même très différente si l’on pense au crédit. Le système est alors susceptible d’être déficitaire, si  les crédits distribués globalement à un moment donnés dépassent l'ensemble de l’épargne disponible.

 

Une précision technique les banques ont d'autant plus besoin du marché interbancaire qu'elles pratiquent ce que l'on appelle la transformation.

Résumé d'une phrase, la transformation désigne le fait que les banques empruntent court et prêtent long.

Pourquoi ? Pour profiter de l'écart de taux entre le court terme et le long terme. Cet écart est en leur faveur, sauf situation exceptionnelle d'inversion de la courbe des taux. La contrepartie du risque pris est un supplément de rentabilité puisque leur marge est plus forte.

Conséquence: à chaque fin de prêt court terme (une semaine, un mois, trois mois), la banque rembourse le prêt précédent en souscrivant un nouveau prêt court terme de même montant et ainsi de suite jusqu'au remboursement définitif du crédit consenti au client. Cela explique la très grande activité et la très grande importance du bon fonctionnement du marché interbancaire. Vous comprenez incidemment la complexité du job de trésorier de banque ! 

 


b5.jpg

 

 

Comme le montre ce schéma, la banque centrale intervient pour faire l’appoint, pourrait-on dire. 

 

En fait, la banque centrale ne se limite pas à ce rôle de contrôleur qui se contente de vérifier la bonne alimentation du système en liquidité.

 

Elle peut agir aussi de son propre chef et décider soit de "sur-alimenter" les circuits, soit au contraire de retirer une partie des liquidités des circuits bancaires.

 

Dans le premier cas, le but recherché est de faciliter le crédit. Elle peut alors choisir aussi de baisser les taux d'intérêts, de moduler les taux en fonctions des durées, donc piloter de manière précise la distribution du crédit à l'économie.

 

Dans le deuxième cas, son objectif est au contraire de limiter les crédits à l'économie, de manière à éviter une surchauffe et à lutter contre l'inflation.

 

Les banques, comme les entreprises, doivent gérer leur liquidité. Un problème de liquidité survient lorsque un  paiement immédiat ne peut pas être effectué faute de ... liquidité. L'entité considérée, banque ou entreprise, peut être en parfaite santé, "riche" même, mais à un moment donné, tous ses avoirs ont été investis dans des postes "longs", qui ne peuvent pas redevenir "liquides" à court terme. Cette situation survient en permanence. Les banques y font face à travers le marché interbancaire. Et les entreprises ? Comme on le verra, c'est le découvert bancaire qui joue le rôle d'amortisseur. 

 

------------

 

Voilà, vous disposez à présent des outils essentiels pour comprendre dans les grandes lignes à quoi sert la BCE, la Banque Centrale Européenne. Il restera à examiner plus finement comment elle forge ses décisions et comment ces décisions ont un impact sur la machinerie bancaire.... et à "traduire" le jargon qu'elle utilise dans sa communication.  

 

 
 

  

quizz:  vrai ou faux ?

a-   Les banques accordent des crédits à hauteur des dépôts des clients, sans plus.

b-   Les marchés sont une alternative au crédit bancaire pour financer les entreprises.

c-   Les banques ne pourraient pas fonctionner sans la banque centrale

d-   Les banques peuvent poser un problème d'ordre public.

e-   La Bank of Cyprus (Chypre) a perdu en 2013 l'argent des actionnaires et des clients.

f-    Seules les banques mal gérées empruntent sur le marché interbancaire 

g-   Le blocage du marché interbancaire entraîne la faillite des banques

h-   Qu'est-ce qui peut provoquer ce qu'on appelle "la ruée sur les guichets" ?

 

 L'important bien sûr n'est pas la réponse proprement dite, mais la réflexion suggérée par les questions.

 

Voir  le  CORRIGÉ  du quizz

 

 

 

Pour résumer

Cet extrait montre l'importance de la solidarité forcée des banques via le marché interbancaire. Il faut comprendre que ce marché interbancaire, poumon des banques, est vital puisque les banques ne peuvent pas prévoir  les entrées et les sorties d'argent quotidiennes déclenchées par leurs clients.

On peut comprendre aussi pourquoi les banques sont beaucoup plus affectées par la faillite de l'une d'entre elles qu'une entreprise face à la faillite d'un client. Lorsqu'une entreprise fait faillite, elle ne paie pas ses fournisseurs. Certains de ces fournisseurs peuvent être eux-mêmes conduits à la faillite de ce fait, mais il n'y a pas d'effet systémique. C'est-à-dire qu'il n'y a pas de risque que toutes les entreprises d'un pays soient menacées de faillite. Dans le cas des banques, bien moins nombreuses que les entreprises, ce risque existe, d'où son qualificatif de "systémique".

 

 

  

   

 

 

 

EXTRAIT DU 1er COURS:       DEVINER L'ACTIVITÉ D'UNE ENTREPRISE 

  

L'exercice ci-dessous peut être effectué sans connaissances préalables. Son but est de montrer de façon spectaculaire l'utilité du bilan.   

 

Trois bilans différents sont proposés. Plus exactement, il s'agit de moitiés de bilans, puisque seul l'actif est représenté. Le "challenge" consiste à :  

 

 

Deviner l'activité des trois Société A B et C uniquement à partir de leur bilan

 

  

@ A.jpg

 

 

Le bon sens va permettre de trouver la solution. Ces bilans, ou plutôt ces moitiés de bilans ne comportent pas de chiffres, mais seulement des rectangles de couleurs de tailles différentes. L'épaisseur des rectangles est proportionnelle aux montants en euros.

 

Ce sont en effet les valeurs relatives qui vont nous mettre sur la piste.

 

Si vous n'avez aucune connaissance en comptabilité, quelques indications sur le sens des rectangles de couleur:

 

- immo est l'abrégé d'immobilisations, un terme qui désigne l'immobilier et les machines appartenant à l'entreprise 

- stocks désigne tous les stocks de l'entreprise, les stocks de produits finis aussi bien que les matières premières 

clients représente le montant des factures en attente de paiement, mais uniquement lorsque des conditions de paiement ont été fixées (paiement à 30, 60 jours ou plus). C'est donc une forme de crédit consentis par les entreprises à leurs clients, principalement lorsque ces clients sont des entreprises. 

- cash correspond aux liquidités de l'entreprise, liquidités proprement dites ou avoirs bancaires.

 

Ces éléments doivent vous permettre de trouver la solution

 

 


LA SOLUTION
 

 

 

Pour résumer

Ce deuxième extrait montre l'importance du bilan et aussi sa simplicité. Dans le cours INFOFI2000, le bilan est considéré comme un langage, un langage descriptif. Vous avez vu ce qu'un actif simplifié "dit" de l'activité d'une entreprise. Imaginez tout ce qu'il est possible de "voir" lorsqu'on dispose de l'actif et du passif d'une entité, entreprise commerciale, banque, hedge fund etc...

C'est très motivant de se rendre compte de sa capacité à comprendre la gestion d'une entreprise (ou d'une banque) uniquement à partir de l'observation de son bilan. Sans connaissances comptables ! De la même manière qu'il est possible de conduire ou d'apprécier la conduite de quelqu'un sans avoir jamais levé le capot de la voiture.

Le bilan est un langage qui s'apprend comme une langue étrangère, mais une langue qui ne compterait qu'une dizaine de mots et 3 ou 4 règles de grammaire. Un langage descriptif d'une grande puissance.

 

 

 

  

 
pour aller plus loin  

Ces extraits du cours N°1 vous montrent la clarté et la simplicité des explications. Vous pouvez prolonger les connaissances acquises par la consultation des modules  ci-dessous.

 

Le cours proprement dit est important car il propose une méthode. Le sentiment de progresser est bien-sûr très motivant et cela se traduit par une autre manière de voir son environnement professionnel, une attention nouvelle donnée aux informations et aux médias.

 

 

 

 

 

 VOIR D'AUTRES EXTRAITS  (clic sur image)   

NdB.jpg Mar.jpg Sub.jpg
Titr.jpg Bce.jpg
SU.jpg T.jpg Progr2.jpg

 

  

 

@ D2a.jpg @ D2b.jpg
    

  @ défilante.jpg

 

 

 

 

 

MAJ 20/03/2018



04/11/2014