titrisation

  

 

 

 

  

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Cet extrait du cours montre qu'il est possible de comprendre en quelques minutes l'un des mécanismes les plus mystérieux et les plus utiles de la finance moderne. Si vous n'avez aucune connaissance comptable, lisez en priorité  la première partie consacrée au principe.

EN BREF 

Le mécanisme de la titrisation (en anglais: securitization  ou securitisation), est simple à comprendre. Ce qui demande un peu plus d'explications, c'est pourquoi ce mécanisme est important pour les banques et quelle est sa place dans le monde de la finance et des marchés

 

Titriser un crédit, c'est transformer ce crédit en titreL'opération se fait en deux temps. Dans le premier, les banques vendent certains crédits qu'elle détiennent contre un paiement cash. Elles y ont recours pour alléger leur bilan par exemple, ou pour modifier leur politique commerciale en substituant une catégorie d'emprunteurs à une autre. Vendre un crédit peut paraître étrange, mais c'est une opération courante entre banques.

 

Le deuxième temps de l'opération est la conversion des crédits en titres, c'est-à-dire en obligations. Le mot titre est utilisé car il y a plusieurs types d'obligations. Cette conversion est faite par l'intermédiaire d'une structure juridique qui devient propriétaire des crédits d'un côté, et de l'autre émet des obligations. 

 

Qui achète? Les marchés, c'est-à-dire ceux qu'on appelle les investisseurs, fonds de pension, assureurs, personnes privées. Les investisseurs sont friands de la possibilité d'investir dans des "paquets" de crédits issus de secteurs spécifiques et regroupant des centaines ou des milliers d'emprunteurs différents. Ce qui les intéresse est le rapport risque/rémunération de ce type de placement. 

 

Au plan macro-économique, s'il y avait une chose à retenir, ce serait ceci: la titrisation permet de canaliser l'épargne non-bancaire vers le créditPrécisons: l'épargne non-bancaire c'est l'argent qui circule dans ce qu'on appelle globalement les marchés, La titrisation permet donc PLUS de crédits en direction des entreprises et des consommateurs. PLUS que ce que les banques peuvent faire car elles sont limitées par de nombreuses barrières de sécurité. Pourquoi plus ? Grâce au cash qui leur est versé, elles peuvent faire de nouveaux crédits,... qu'elles revendent (avec un bénéfice bien-sûr) ... et re-prêtent ... et recommencent. Elles peuvent donc prêter beaucoup plus que les dépôts de la clientèle

 

 

 

 

 

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Incidemment, la titrisation existe aux Etats-Unis depuis ... 1934. Cinq ans après la crise de 1929 qui leur avait fait subir de lourdes pertes, les banques étaient toujours fragilisées et peinaient à prêter aux entreprises. La titrisation des crédits existants leur a alors permis de récupérer du cash et de faire de nouveaux crédits, sans aucun changement pour les emprunteurs en cours. D'où venait ce cash ? Des investisseurs du monde entier, ce qu'on appelle les marchés. L'économie américaine pouvait redémarrer.

 

La titrisation est ainsi une clé importante pour saisir l'utilité des marchés financiers. Elle permet aussi de comprendre ce qui s'est vraiment passé dans la crise des subprimes. Et aussi pourquoi la BCE a évoqué son utilisation en septembre 2014, 80 ans après les États-Unis. 


Attribuer à la titrisation la responsabilité de la crise des
subprimes n'a en fait pas plus de sens que ... de reprocher à l'avion la responsabilité des catastrophes aériennes. 

  

 

 

 
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 L'accès aux notions de base / notions intermédiaires

est proposé en fin de module ou ci-contre 

 

 

 

DÉFINITION ET PRINCIPE 

INTÉRÊT POUR LA BANQUE

INTÉRÊT POUR LES INVESTISSEURS

PRIX DE VENTE D'UN CRÉDIT

INTÉRÊT POUR L'ÉCONOMIE

POUR ALLER PLUS LOIN les subprimes

 

 

 

 

 

 

 

 PRINCIPE 

La notion de titrisation recouvre en fait deux mécanismes distincts mais superposés.

 

C'est tout d'abord la vente par une banque d'une partie de ses crédits à un organisme spécialisé, par exemple un fond. C'est ensuite la création par cet organisme de "titres" adossés à ces crédits. Ces titres sont alors vendus à des "investisseurs", des fonds ou des investisseurs privés. Leur rendement et leur niveau de risque sont bien-sûr en rapport direct avec les crédits auxquels ils sont adossés.

 

En jargon anglais, ces titres sont appelés des securities. En général, les titres sont des obligations ou des actions. Dans le contexte de la titrisation, il est seulement questions d'obligations. Une obligation c'est un "titre" de créance. Le porteur d'une obligation bénéficie d'un engagement de celui qui l'a émise (l'emprunteur) à lui payer des intérêts et à rembourser la valeur initiale à une date fixée d'avance.

 

 

la séquence 

Les schémas explicatifs qui suivent montrent le mécanisme de la titrisation.

 

L'explication s'appuie sur une représentation imagée du bilan, d'ailleurs utilisée dans l'ensemble du cours, avec des rectangles colorés et de tailles différentes

  

A noter que les bases du langage comptable font l'objet d'un module spécifique du cours, mais ici, pas besoin de connaissances comptables pour comprendre.

 

Ces rectangles colorés correspondent aux postes les plus importants. Ainsi, les crédits distribués par la banque s'inscrivent en rouge, tout comme ses réserves en cash (jaune). Les dépôts des clients sont représentés en orange et les emprunts de la banque  en vert.  Une petite explication sur ces emprunts de la banque: il s'agit d'emprunts auprès d'autres banques, auprès de la banque centrale ou sur le marché obligataire. Pour faire simple: les banques prêtent plus que les dépôts de la clientèle. Le plus provient de ces emprunts.

 

 

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Ce qui est important est de suivre l'évolution des surfaces de ces rectangles dans les différentes étapes de la titrisation.

 

 

 

 

ÉTAPE 1

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ÉTAPE 2

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 ÉTAPE 3

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point de vue de l'emprunteur 
Pour l'emprunteur, client initial de la banque, rien ne change en fait:
 
 
 
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Le client continue de payer ses mensualités de crédit à la banque, selon les termes du contrat de  crédit initial, qui n'est pas changé.
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La banque vire aussitôt les mensualités de crédit au fond qui a acheté le "paquet" de crédits. La banque est devenue un simple intermédiaire et n'est donc pas concernée par le défaut éventuel de l'emprunteur. Pourquoi alors garder la banque dans le circuit? Pour ne pas avoir à changer un par un les milliers de contrats de crédit titrisés. Parce que la banque est la mieux équipée pour encaisser les paiements, les regrouper, relancer les emprunteurs qui ne paient pas, régler les litiges, etc...
 
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Le fond encaisse les mensualités et fait ensuite son affaire de distribuer ses "revenus" aux acheteurs d'obligations en intérêt et en capital, selon les modalités des obligations.
 
 
En pratique, le nom de fond est réservé à la société qui est en bout de chaîne, et dont les obligations seront achetées par les investisseurs. Les structures intermédiaires s'appellent des SC (Special Company), des SIC (Special Investment Company) ou des SIV (Special Investment Vehicle). 
 
 
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A noter que dans ce dernier exemple, le Fond "fabrique" de nouvelles obligations en mélangeant des obligations achetées à plusieurs Special Companies (non représentées ici).

 

 

  
 

 

 

 
 

 

INTÉRÊT POUR LA BANQUE

Pour les banques, la raison d'être de la titrisation n'est pas de se "débarrasser" des mauvais crédits, comme cela a été parfois commenté dans le contexte des subprimes. Une interprétation étrange au demeurant, car on peut se demander qui aurait envie d'acheter des mauvais crédits. 

 

Les motivations des banques pour céder une partie de leurs crédits sont multiples. 

 

  • La principale est de  réduire leur encours - c'est-à-dire le volume de ces crédits - au regard des contraintes réglementaires imposant un certain niveau de fonds propres par rapport aux crédits accordés. Si les fonds propres baissent, après des pertes par exemple, la banque doit réduire ses engagements pour respecter les ratios imposés. Pour cela elle va vendre une partie de ses crédits  à un tiers, une banque ou ... une structure de titrisation. Pour les clients de la banque qui ont bénéficié de ces crédits, rien ne change. La banque continue de percevoir les remboursements, qu'elle reverse ensuite à la structure de titrisation.

  • Une autre raison tout aussi importante est le souci de  modifier le profil de risque du portefeuille  de crédits. Dans ce dernier cas, la banque vend les crédits d'un secteur économique donné et redistribue de nouveaux crédits dans un autre secteur. 

  • La troisième raison parait  contredire la première: en allégeant le bilan des banques, la titrisation leur donne la possibilité de prêter plus. Comment ? Tout simplement en titrisant chaque nouveau crédit, ce qui n'augmente pas leur encours et donc ne modifie pas les équilibres prudentiels.
  • Il n'est  donc pas étonnant qu'en Europe on cherche à développer la titrisation,  "on" étant essentiellement la BCE.  Ce qui motive la BCE est d'augmenter le volume des crédits au service de l'économie au-delà des limites des banques (voir ci-dessous).
  • Ce qui motive aussi la banque dans le fait de prêter plus est la perspective de gagner plus. En effet, elle perçoit une marge sur chaque crédit vendu à la structure de titrisation. On verra dans le chapitre consacré au décryptage des calculs financiers comment cette marge est calculée et comment dans le cas des subprimes, elle a pu atteindre des niveaux incroyablement élevés.
Pour donner un ordre d'idées, il suffit de revendre un crédit à un taux d'intérêt inférieur au taux initial contractuel pour réaliser une marge importante: plus de 7% de marge par exemple pour un crédit sur 25 ans revendu avec un différentiel d'intérêt de 1%. La banque qui cède un crédit de 100 000 euros dans ces conditions touche 107 000 euros ! Cet aspect des choses est développé dans le chapitre PRIX DE VENTE D'UN CRÉDIT ci-dessous.

 

La titrisation donne donc aux banques une immense flexibilité dans la gestion de leurs crédits, ce que résume le schéma suivant:

 
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INTÉRÊT POUR LES INVESTISSEURS

L'intérêt de la titrisation pour les banques est considérable, puisqu'elle leur offre de nouvelles possibilités de gestion de leur activité.

 

Pour les investisseurs la titrisation est tout aussi importante puisqu'elle leur apporte un facteur de flexibilité. C'est un tout nouveau domaine d'investissement qui s'offre à eux. C'est en effet pour eux la possibilité de choisir avec précision où ils souhaitent investir.

 

Qui sont ces investisseurs ? Toutes les institutions de France et d'ailleurs qui ont durablement ou épisodiquement de l'argent à placer. Institutions privées ou publiques, ces investisseurs pourraient placer cet argent dans les banques. Beaucoup préfèrent faire des placements en bourse, acheter des obligations, prendre des participations dans des entreprises. Ou simplement confier leur argent à des organismes spécialisés qui feront des placements en leur nom.  

On trouve ainsi des compagnies d'assurances, des fonds de pension, des Etats souverains détenteurs d'excédents, des fonds de placement, etc ...

L'ensemble des capacités financières des investisseurs est estimé à 72 000 milliards $ ! Ce chiffre astronomique explique la motivation des banques d'affaires proposant des solutions d'investissement.

 

La titrisation permet d'offrir de nouveaux "titres" d'investissement sur le marché financier. Ces nouveaux titres sont des obligations mélangeant des crédits d'origines diverses.

Cette diversité joue au niveau des catégories d'emprunteurs. Elle joue aussi au niveau des catégories de biens financés.

 

C'est précisément ce que veulent les investisseurs: choisir!

Ceux qui ont des affinités avec l'immobilier choisiront des obligations issus de crédits immobiliers. Il en sera ainsi pour ceux qui préfèrent tel ou tel secteur industriel ou tel type de biens (avions, voitures, bâteaux, etc...).

Le choix d'un investissement sur-mesure est dès lors possible ! Et à tous ces investisseurs, il apparaît qu'il est moins risqué de prêter à 100 ou 1000 emprunteurs, plutôt qu'à un seul. 

On comprend la ruée des banques d'affaires, en aval de la titrisation. Elles ont exercé tous leurs talents pour diversifier au maximum les choix possibles.

 

Cette activité des banques d'affaires est étudiée dans le chapitre SUBPRIMES du cours, un chapitre dont il est possible d'avoir un large aperçu ici-même (voir le menu ci-dessus). 

 

 

  

 

 
PRIX DE VENTE D'UN CRÉDIT

La technique actuarielle est utilisée pour calculer le prix d'un crédit. Mais tout le monde n'a pas l'esprit "matheux" et plus que les formules, il est intéressant de regarder ce qu'on peut appeler l'esprit du calcul, sa philosophie. 

 

Prenons l’exemple d’une banque qui vient d’accorder un crédit à un client. Elle lui a donc versé l’argent correspondant. En contrepartie, elle va recevoir une suite de flux financiers (les mensualités) calculés au taux contractuel. 

 

Le lendemain elle décide de vendre ce crédit à un tiers. Elle ne va pas le faire « gratuitement », mais au contraire s’efforcer de réaliser un gain. 

 

Comment faire, sachant qu’elle ne peut plus changer les conditions accordées au client ? 

 

Celui-ci, d’ailleurs, ignore le plus souvent que la banque a cédé son crédit. Du début à la fin du crédit, il paie donc les mêmes mensualités à la banque d’origine, que celle-ci reverse discrètement à l’organisme qui lui achète le crédit. 

 

En fait, si la banque vendeuse ne peut pas changer les conditions contractuelles, elle va « jouer » avec le prix de vente. …. ce qui revient à changer le taux d’intérêt de l’opération du point de vue de l’acheteur du crédit. 

 

On peut le comprendre intuitivement. 

 

Prenons un crédit sur un an de 100 avec un taux de 10%. Ce crédit est vendu par exemple au prix de 105. L’acheteur l’achète 105, mais va percevoir les mensualités d’origine. Rapportées à 100, la rentabilité était de 10%., mais ces mêmes mensualités rapportées à 105 font baisser la rentabilité à environ 9%. 

 

Dans cette hypothèse, la banque vendeuse a fait un profit immédiat de 5. De son côté, la banque acheteuse a fait une opération financière qui lui rapporte 9%. Elle peut y trouver son … intérêt. En pratique tout ceci est bien évidemment négocié âprement. 

 

A noter que si la banque vendait le crédit 90, elle ferait une perte de 10, et la banque acheteuse ferait une opération lui rapportant 11% ou plus. 

 

Les « vrais chiffres » donnent le vertige dès que les durées sont longues. 

 

Le facteur durée change complètement la donne. Le calcul actuariel montre ainsi qu’une obligation de 10 ans au taux facial de 2% vendue au taux de 1% entraîne une plus-value de 9% dans les livres du vendeur. Si le taux de rachat est de 0.25%, cette plus-value double soit 18%. 

 

C’est exactement le mécanisme utilisé par la BCE pour renflouer discrètement les banques de la zone euro. Le rachat par la BCE des obligations souveraines qu'elles détiennent leur permet de faire de substantielles lus-values et donc de renforcer leurs fonds propres. Une politique appelée quantitative easing (analysée sous l'onglet "taux négatifs" en colonne de droite). 

 

A noter qu’en termes techniques, le prix est la valeur actuelle d’une suite de flux, actualisés avec un taux donné. Il y a donc autant de prix qu’il y a de taux. Il y a quatre paramètres : durée, taux et prix et mensualité. La connaissance de trois d’entre eux permet de connaitre le quatrième. 

 

Pour ceux que cela intéresse, on peut trouver facilement les formules dans excel (fonctions financières) et faire des tableaux de résultats montrant la sensibilité de l’un des paramètres en fonction des trois autres. 

 

 

 

 

 
 
 
 
INTÉRÊT POUR L'ÉCONOMIE
un peu d'histoire   la titrisation a été inventée aux Etats-Unis en 1934, dans le contexte du New Deal, sous Roosevelt. Le problème posé alors était la relance de l'économie après le désastre de la crise de 1929. Les banques, durement touchées par la crise, ne pouvaient pas fournir les crédits nécessaires, du fait des pertes subies. Pourtant il y avait des ressources disponibles. La titrisation a permis de capter ces ressources pour  financer les crédits à l'économie sans charger le bilan des banques.


développer le crédit sans charger les banques 

Il faut bien voir ce point: la titrisation entraîne un changement profond du mode de financement du crédit, qui passe des banques au marché, même si les banques restent les lieux de création des crédits.


La titrisation transporte le risque de crédit en dehors de la sphère bancaire. Les crédits titrisés sont financés par les marchés, c'est-à-dire par l'épargne des investisseurs.

Cette possibilité de financer les crédits en dehors des circuits bancaires est particulièrement recherchée lorsque les banques sont à la peine pour faire leur métier, faute de fonds propres suffisants, et aussi parce qu'il y a des risques que les banques ne peuvent pas prendre car elles mettraient en danger les dépôts de leurs clients.

  

En Europe, la relance de l'économie européenne depuis la crise de 2008 imposait le développement du crédit aux entreprises. Or les banques avaient atteint leurs limites de crédit, du fait des pertes subies qui diminuaient leurs fonds propres et des dispositions de Bâle III qui imposent au contraire d'augmenter les fonds propres pour un niveau de crédit donné.

 

La BCE a résolu le problème par ce qu'on appelle le quantitative easing, qui a apporté aux banques des ressources à très bon marché. 

 

 

développer les marchés européens

Avec la titrisation, les choses auraient été plus faciles, mais le sujet reste néanmoins d'actualitéLa BCE et les autorités financières européennes sont en effet en faveur de son développement car c'est le moyen de développer les marchés en Europe. Le retard européen dans ce domaine, considérable, est illustré par les schémas suivants :

  


 

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Pourquoi cette importance? Parce que, par exemple, beaucoup de start-ups européennes ne peuvent pas grandir vraiment faute d'investisseurs en nombre suffisant.

 

Si les GAFA (Google, Amazone, Facebook...) ont pu grandir comme elles l'ont fait, c'est notamment grâce aux marchés financiers très développés aux Etats-Unis qui les ont financés tout au long de leur croissance.

 

On comprend pourquoi, dans ce contexte, la BCE a officiellement lancé le sujet de la titrisation et incité les banques centrales de la zone euro à aller dans ce sens:

 

 


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POUR ALLER PLUS LOIN: titrisation et subprimes

Sans avoir peut-être tout compris, vous avez certainement saisi l'essentiel de la titrisation, c'est-à-dire son principe, son mécanisme et surtout son intérêt micro- (la banque) et macro-économique (les marchés financiers). 


Ce sujet est abordé plusieurs fois dans le cours. D'abord à propos de la notion de titre - titriser c'est transformer un crédit en titre, une notion plutôt intuitive et qui est à la base de la compréhension des marchés. Une deuxième fois dans le contexte de la BCE.

 

Et enfin, dans la dernière partie du cours, avec l'analyse de la crise des subprimes. Cette analyse présente en effet une synthèse des connaissances dans le domaine de la banque et des marchés. La crise des subprimes  s'inscrit dans un chemin passionnant sur un plan pédagogique, c'est l'occasion de découvrir l'étonnante créativité des banquiers d'affaires...


Pour aller plus loin, il faut :

Avoir en tête la structure des bilans (entreprise et banque) 

Creuser le fonctionnement des banques et des marchés financiers 
Comprendre comment les banques prêtent aux entreprises 
Bien saisir le rôle des banques d'affaires et des  hedge funds 

  

Vous pouvez par exemple lire les modules bilan ou banque ci-dessous, et revenir ensuite  directement sur les schémas de la titrisation. Vous verrez alors l'intérêt de la représentation schématique des bilans. Un simple dessin permet de comprendre le mécanisme financier de la titrisation. C'est un encouragement à poursuivre, par la découverte des subprimes par exempleLà aussi une deuxième lecture est recommandée, après un passage par le module marchés.

 

Cet extrait illustre la construction du cours et sa pédagogie : les enchaînements progressifs permettent de mieux comprendre et renforcent l'envie d'apprendre.

 

 

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 VOIR D'AUTRES EXTRAITS :  (clic sur image) 

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MAJ 15/01/2018



01/03/2013